[ArticleInvité] Johanna Gobetti de Couleurs Bonheur

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Johanna a été la première personne à répondre à ma proposition de billet invité.

C’est l’été, il y a moins de personnes actives sur les réseaux sociaux, la période invite à l’évasion. Johanna nous emmène dans son univers…coloré 🙂

« Avant quand on n’avait pas de projet, pas de diplôme, pas de boulot tout court on entrait dans le « bâtiment », les travaux publics. Quelques années plus tard, il en est de même pour le commerce, du coup on se lance tête baissée dans un projet qui nous plait …ou pas !

Moi mon métier je l’ai choisi, pas sur un coup de tête non, mais au fil des trente et quelques années  qui composent mon expérience, et presque autant d’années de formation puisque je l’ai appris «  sur le tas ».

Tantôt  sur le terrain, tantôt sur le banc des écoles, en tant qu’employée, en tant qu’employeur. Et puis avant il a fallu faire mes preuves comme on disait, quitter une région que j’aimais, une famille qui m’entourait, sortir de ma zone de confort pour aller vers l’inconnu.
Ce fut d’abord Clermont-Ferrand  qui m’accueillit, par le biais du groupe André à la tête d’un magasin de chaussures sis à Aubière la commune voisine.
Puis de brèves interventions à Saint André de Cubezac, puis Dôle, puis Saint Étienne afin de procéder à la restructuration des points de vente.
Les années passèrent.
L’envie de revenir en Savoie se faisait de plus en plus pressante.
C’est alors que Chantemur, devenu le groupe CVDH, me proposa après avoir répondu à une annonce pour la région Rhône Alpes, un point de vente en région parisienne, dans un centre commercial populaire, PARINOR.
L’offre était alléchante, les bénéfices pesaient plus lourd que les inconvénients
Ce furent cinq très belles années !
La cinquième fut aussi la plus douloureuse, le ciel  me tombe sur la tête, je suis à terre, anéantie.

Je sais c’est insupportable mais si vous le permettez je vais garder cet évènement, là où il est enfoui depuis 1994, au fond de mon cœur.

Je me relève, mon fils est avec moi, il est là.
Savoir qu’on n’a plus rien à espérer n’empêche pas de continuer à attendre.

Je profite d’un nouveau concept d’implantation sur des surfaces de +- 1000 M², mon magasin n’en faisant qu’à peine 400, pour tirer ma révérence du groupe Chantemur.
Leroy Merlin m’accueille sur sa boutique de Chelles, en Seine et Marne.
L’occasion pour moi de m’imprégner des techniques de la « grande distrib » comme on dit, une enseigne ou l’homme est au cœur de l’entreprise.
Je m’y sens bien, ne m’entends pas avec le DM (Directeur de magasin)  tant pis, j’aime ce que je fais, je suis chef de secteur Travaux à Domicile, poste tout nouvellement crée,  et chargée de la communication interne et externe.
Plus tard, il sera limogé.
Et moi, finalement je reviens en Savoie.
Je trouve facilement du travail, un magasin de luminaires haut de gamme va ouvrir prochainement ses portes et cherche sa DM
Ma plus grande force c’est la qualité de ma relation aux gens,  le reste est couché sur CV et c’est ainsi que j’obtiens le poste. Implantation, mise en valeur, recrutement de l’équipe, fidélisation de la clientèle, gestion, conseils, vente ….tout ce pourquoi je vibre est là.

 

Quelques années plus tard, patatras….la maladie, le licenciement douloureux, très douloureux ! Le  néant. Puis de nouveau la renaissance.

La quête d’un emploi dans lequel je puisse rayonner, m’épanouir.
Toujours en short list, j’étais le Poulidor de la course à l’emploi, toujours deuxième !
«  Nous ne sommes pas inquiets pour vous Mme Gobetti » avec vos qualités et votre CV, nul doute que vous ferez le bonheur d’une entreprise très prochainement »
« Oui mais pas dans la vôtre, pensais-je aussitôt, ne voyez-vous pas que plutôt qu’un salaire j’ai besoin d’un emploi ?»
Combien de fois n’ai-je pas entendu cette ritournelle, ne me suis-je fait cette réflexion ?
Les mois défilèrent …toujours les mêmes réponses «  trop chère, trop qualifiée, trop de ci trop de là, pas assez comme ci, pas assez comme ça »
Et puis cette rage de vaincre, de prendre le dessus sur la vie qui voulait me laisser sur le bas-côté de la route.

Un jour en empruntant le chemin du retour à la maison l’évidence s’est imposée.
Je devais créer mon job !

couleurs bonheurEt pourquoi pas cette boutique de prêt à porter,  vieillotte, moche, indigne, selon mes critères, de la population de ce petit bourg charmant devant lequel je passe chaque jour ?
Contenant difficilement mon enthousiasme, je m’arrêtais immédiatement à la boutique, fit part de mon intention à la propriétaire en place, pas opposée à la vente mais n’y ayant jamais songé me dit-elle.
Quinze jours plus tard le téléphone sonne, rendez-vous fut pris pour les modalités d’achat de la boutique.
Les jours, les mois qui suivirent furent un véritable tourbillon, véritable mélimélo de sentiments.
Oscillant entre exaltation et dépression le projet prit forme, puis il aboutit,  et c’est ainsi que Couleurs Bonheur naquit le 15 mai 2007.
La suite,  certains d’entre vous en connaissent  les grandes lignes par l’intermédiaire de ma présence sur les réseaux sociaux.
Pour les autres, cela fera peut être l’objet d’un autre article pour lequel Valérie nous offrira, de nouveau, la parole ? »

 https://www.facebook.com/Couleurs.Bonheur

https://twitter.com/couleursbonheur

http://www.couleurs-bonheur.fr/

 

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4 Responses

  1. johanna
    Merci pour ces commentaire les Frédéric ( ^_^ ) et Cédric !
  2. Je ne connaissais pas l’histoire Bravo Johanna ! Ca me donne la gnac pour continuer ! 🙂
  3. Très bel article qui apporte l’experience de johanna.
    Merci johanna et valerie 🙂
  4. Un grand bravo à Johanna, avec qui j’ai le plaisir « d’interactiver » sur Facebook. Merci pour ce témoignage !

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